Mon allaitement mixte

J’ai pris mon temps (quelques semaines) pour écrire cet article qui me tient à cœur: mon expérience de l’allaitement. Beaucoup de personnes sur Instagram me demandent des conseils ou des détails en messages privés et je me suis dit que je devais partager cela ici.

J’ai toujours voulu allaiter. Mis à part les raisons « classiques » de donner mes anticorps et créer un lien unique avec mon enfant, je me suis toujours projeté en tant que maman allaitante. En fait, pour moi le biberon n’était même pas une option… Mais comme on le dit souvent concernant la maternité: avant d’être maman on a des idéaux et quand bébé est là tout fou le camp!

Je vais essayer de reprendre mon parcours (quelques fois chaotique) de façon chronologique pour que ça soit plus clair.

Je ne me prêtant pas experte en allaitement, je partage uniquement mon expérience avec vous afin d’apporter MES réponses et solutions à des problèmes que j’ai pu rencontrer. Sinon je ne peux que vous conseiller d’aller sur le site de la Leche League qui est très complet.

A la maternité

A peine Auguste a-t-il poussé ses premiers cris qu’on me l’a installé pour la tétée de bienvenue (récit de mon accouchement ici). Mon fils s’est révélé être un petit « glouton » et a tellement tété fort qu’il m’a fait de belles crevasses aux 2 seins… Une fois arrivées dans notre chambre, les sages-femmes se sont relayées pendant les 3 jours d’hospitalisation avec chacune leurs « trucs et astuces » contre les crevasses. J’ai donc d’abord acheté du Cicalfate, puis de la crème Lanoline. Je n’ai pas vu de grands changements avec ces produits, mais il faut dire qu’Auguste était un bébé qui avait un gros besoin de succion. On m’a aussi fait faire des pansements au smecta  (comme un masque à l’argile mais à base de smecta). Rien n’a été réellement efficace. Les tétées étaient tellement douloureuses que j’ai demandé (au cours de la 1ere et la 3eme nuit) un complément pour Auguste (lait artificiel) afin que je puisse me reposer ne serait-ce que 2h par nuit. Ça a été très dur pour moi car j’avais l’impression d’échouer dans mon rôle de mère nourricière.

Retour à la maison et montée de lait

Une fois de retour à la maison, j’ai enfin eu la fameuse montée de lait. Une fois de plus, ne m’étant pas vraiment documenté sur l’allaitement je me suis retrouvée dans une situation très inconfortable: des seins durs, douloureux et énormes. J’ai appelé ma mère en pleures, elle m’a dit d’aller sous la douche et de faire couler l’eau chaude sur ma poitrine et de presser doucement afin de les désengorger.

Auguste à ensuite bien profité de ce lait, il tétait de façon très régulière toutes les 3h, ça durait 5minutes et il était repu. La sage-femme qui est venu à domicile m’a dit que j’avais de la chance car certains bébés vont téter pendant 30min toutes les heures. Ouf ce ne fut pas mon cas. Et idem la nuit: une tétée toutes les 3h en 5min et il se rendormissait instantanément  (moi aussi d’ailleurs).

Une fois que ma montée de lait a eu lieu j’ai pu « porter » des coques Avent qui permettaient à la fois de masser mon sein pour stimuler la lactation, de le désengorger et surtout mes mamelons « trampaient » dans mon lait ce qui a permis la cicatrisation des crevasses en seulement 2 jours.

Comment savoir si bébé à faim?

C’est une question qu’on m’a souvent posé. Et je ne savais jamais trop quoi répondre.  En fait c’est simple, Auguste était très régulier dans ses demandes et surtout lorsqu’il pleurait de faim il faisait un petit bruit de cochon. Donc soyez attentive à son pleure qui sera différent en cas de faim ou en cas de douleur. Mais il y a aussi une application sur mon téléphone qui m’a beaucoup aidé: Nursing Timer. Il en existe beaucoup,  moi c’est celle-ci que j’ai utilisé et dont je suis très contente. Elle permet de comptabiliser non seulement les tétées ou les biberons, mais aussi les heures de sommeil ou le nombre de couches (et ce qu’elles contenaient). Bon, moi je ne l’utilisais que pour les tétées car pour le reste Auguste n’est pas difficile à gérer (1 à 2 caca par jour et je ne comptais pas niveau sommeil car il dormait bien). Mais le fait de noter à quelle heure on commence une tétée et à quelle heure elle s’est terminé  (quel sein aussi) ça m’a retiré une certaine fatigue: je n’avais pas besoin de me concentrer sur l’heure qu’il était et sur quelle heure serait la prochaine tétée. Bon je fais beaucoup de « pub » mais franchement cette appli (gratuite en plus) fait parti des choses qui ont sauvé mon allaitement. Et dernier bon point, cela permet d’être précis sur la fréquence et les durées des tétées lors des rdv chez le pédiatre. 

L’introduction des biberons

Malgré le fait d’avoir un enfant parfait (pas de régurgitation, pas de coliques, beau, calme, gentil bref les mots d’une maman complètement gaga de son fils 😉), j’étais épuisée.  Il y a eu les visites, les nuits entrecoupées par les tétées,  mon incapacité à dormir en journée, bref un nouveau rythme à prendre… et ce qu’il faut savoir c’est que la production de lait dépend de notre état d’esprit / état de fatigue. Il y a donc eu des jours où j’avais moins de lait et ce sont des jours où Auguste réclamait plus. C’était un cercle vicieux. Mon lait ne le nourrissait pas assez car j’étais fatigué, il réclamait plus, ça me fatiguant etc… Ma sage femme m’a alors prescrit un tire-lait. Il faut savoir que c’est gratuit la 1ère année de l’allaitement (il faut avancer les frais et la sécu rembourse) . Lors des 1ères utilisations, j’ai eu encore plus l’impression que je n’avais plus de lait… Mais c’est au bout de 48h que j’ai senti la différence.  Il faut donc persévérer: l’allaitement rime avec endurance…

Le lait tiré, je le conservait au frigo et son papa lui donnait au biberon dans les 3 jours qui suivaient. Le 1er biberon à été un crève cœur pour moi. Je n’ai pas voulu le voir, j’en étais incapable et je pleurais à grosses larmes et je ne voulait pas qu’il me voit dans cet état… j’avais peur que de téter au biberon soit plus facile et qu’il refuse donc mon sein ensuite. Heureusement ça n’a pas été le cas. j’ai choisi les biberons Avent 0+ car ils sont sensé reproduire la même succion qu’au sein…

A deux semaines de ma date de reprise du travail, j’ai voulu commencer le relais avec du lait maternisé. Etant moi-même allergique au lait de vache il y avait 50% de chance qu’il le soit aussi. J’avais aussi vu pas mal de copinotes (copines d’internet) qui ont dû tester plusieurs laits avant de trouver le bon. Je voulais donc que cette question soit réglée avant de retourner bosser. La pédiatre nous a conseillé le Gallia Calisma 1 (pas le relais allaitement). D’ailleurs c’est celui-ci qu’Auguste avait eu en complément la nuit à l’hôpital. Et tout s’est très bien passé: pas de coliques, pas de régurgitation, aucun problème (quand je vous dis que mon fils est parfait 😉 ). Depuis Auguste est toujours à ce lait.

La reprise du travail

J’ai repris le travail et Auguste n’avait que deux mois et demi. Heureusement, étant infirmière, j’ai des horaires assez variables et cela me convenait pour continuer d’allaiter. Durant les 15 premiers jours, j’ai pu donner la tétée et ne compléter qu’avec 1 ou 2 biberons. Ma direction m’a aussi aménagé une salle ou j’ai pu tirer mon lait et le conserver (c’est une obligation légale, mais moi ils l’ont fait de bon cœur). Entre la reprise du travail et les « pauses » pour tirer mon lait ma fatigue s’est intensifiée et j’ai vite eu de moins en moins de lait…

Niveau organisation, je donnais la tétée entre 5h et 5h30 du matin (avant de partir au travail), je tirais mon lait le midi et le soir. quand j’étais au travail, le lait était au congélateur jusqu’à ce que je rentre chez moi où je le mettais au frigo puis donné dans les 3 jours.

Pour booster un peu ma lactation j’ai mangé beaucoup d’amandes, bu de la bière sans alcool et beaucoup d’eau, et pris de l’homéopathie (Ricinus Communis 5CH 3 fois par jour).

J’ai tenu à ce rythme jusqu’aux 4 mois et demis d’Auguste. Ensuite j’ai été en vacances et 2 possibilités: arrêter l’allaitement et me reposer ou continuer. J’ai continué une semaine et j’ai arrêté. La tétée du matin n’était plus qu’une tétée plaisir, et je tirais de moins en moins de lait (10 à 20ml en 1h contre 100ml en 1/2h au début). J’aurai aimé allaiter plus, idéalement j’aurai voulu jusqu’à ses 6 mois, mais c’était devenu plus de contraintes que de plaisir. Auguste en est même arrivé a « refuser » le sein.

Conclusion

L’allaitement est une aventure pleine de rebondissement mais c’est merveilleux. Pour mes futurs enfants je serait mieux préparée forcément et j’espère allaiter plus longtemps. Mais il faut d’abord que ça reste un plaisir sinon votre enfant le ressentira.

Le soutien de vos proches est aussi très important. J’ai failli abandonner à plusieurs reprises (lors des grosses fatigues ou des pics de croissances de bébé), mais mon homme et mes amis m’ont soutenu et j’ai atteint mon objectif).

Mes indispensables

  • les coquilles d’allaitement qui ont sauvé mes seins (ici)
  • le cododo avec le lit Next2me (ici)
  • l’application Nursing Timer
  • les amandes, la bière sans alcool et l’homéopathie

 

J’espère que cet article vous aura été utile,  n’hésitez pas à me poser vos questions ou à laisser vos astuces en commentaires afin d’apporter le plus d’infos possibles pour toutes celles qui souhaitent allaiter.

Bisous, bisous.

B.

 

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